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Chapitre 16

Le village de Pinkedily se réveille couvert de rosée, sous les rayons du soleil qui sèchent ses rochers.

Callisfea est sortie dans le jardin pour savourer son petit déjeuner, après avoir pris le temps de longuement s’étirer et de respirer…

D’une manière qu’elle ne saurait expliquer, elle se sent différente et plus forte que jamais : elle n’est pas seulement moins oppressée par le souvenir des mois passés, mais il lui semble ausi que s’est effacée l’enveloppe qui la rendait aveugle et sourde à la nature autour d’elle.

A présent, elle ressent toute l’énergie de son environnement, la vie qui frémit dans les pierres, la verdure, le vent…

Sur le seuil de sa maison, elle ouvre les bras, ferme les yeux et respire d’un coup toute cette vie qui bruisse au dehors. Soudain, l’afflux de sensations devient trop fort !

Les oreilles de Callisfea se mettent à bourdonner, tandis que ses jambes se sont dérobées. En un instant, elle s’est écroulée !

Sa mère qui l’observait depuis la fenêtre, accourt vers sa fille inerte.

Heureusement, quelques secondes ont suffi pour que Callisfea retrouve ses esprits.

— Bizarre, murmure sa mère, j’ai déjà vu cette scène là…

— Comment cela ?

— Je l’ai vue en rêve. Tout se passe comme dans mon rêve.

— Vraiment ? Et qu’arrivait-il ensuite ?

— Et bien, nous nous étions assises juste ici, sur ce petit banc de granit, et tu m’avais dit que tu pensais avoir une sorte de nouvelle capacité, enfin tu sais comme les héros de bandes dessinées…

Alors ?… Tu n’as rien à me dire ? demande sa mère, avec un sourire.

— Peut-être…, je ne sais pas. Je me sens bizarre, c’est vrai, mais j’ignore encore pourquoi. Tu crois que j’aurais une super-faculté ? s’exclame avec excitation Callisfea. Un don ou quelque chose comme cela ?

— Pourquoi pas ? Pangerona t’a malmenée tant de fois pour tenter de te prendre des pouvoirs, qu’il est possible qu’elle t’en ait plutôt transmis un par erreur.

— Ce serait amusant, remarque Callisfea en souriant. Cela signifierait que finalement, Pangerona avait raison : elle croyait non seulement que j’avais un pouvoir, mais aussi que je la détruirais. Même si au début elle avait tort, tout cela se serait donc vraiment réalisé, mais uniquement parce qu’elle l’avait provoqué. Quelle ironie du sort ! Si c’est la cas, j’ai hâte de savoir quel est ce nouveau pouvoir!

— Je suis sûre que bientôt tu le découvriras. Crois-moi, la vie est encore pleine de surprises pour toi !

 

 FIN