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Pour notre nouvel « animal de compagnie », il fallait un nom unique. C’était l’année des H. Alors, Harry ? Halvornus ? Harry, c’était déjà pris, par un certain magicien et un prince.

Pour notre Halvornus qui n’a qu’une corne et demie, Halvornus (Half-Horn) s’est imposé.

On fait les présentations ?

Voici Halvornus, notre dragon de compagnie !

Bien sûr, il n’est pas un membre de la famille au sens classique du terme, mais tout de même, ce personnage a tellement interféré dans ma vie, qu’il tient désormais une place toute particulière dans mon cœur.

Ce dragon est né un jour d’hiver 2017, la tête enfarinée, sorti tout droit d’une boule de pâte à sel… Un de ces longs jours d’hiver où on cherche un « truc » pour occuper les enfants, et finalement, on se prend au jeu… Sous prétexte de leur faire « un modèle », on se surprend à créer vraiment, juste pour le plaisir 😊

Puis, de figurine, Halvornus est devenu l’un des héros de mon premier livre pour enfants : « Callisfea et le rêve d’Halvornus ».

Il est venu comme ça, tout naturellement se prêter au jeu, pour illustrer une courte histoire tout en rimes écrite un dimanche après-midi.

Pourquoi écrire une histoire ? Il faut croire que les révisions que je faisais à l’époque pour préparer le concours de professeur des écoles m’étaient montées à la tête ! 🙂

En effet, à l’époque, j’étais en pleine reconversion professionnelle, après 15 ans de notariat, le diplôme de notaire en poche et un dossier en cours pour passer de clerc de notaire à notaire salarié bizarrement tombé aux oubliettes après la naissance de mes deux enfants, mais ça c’est une autre histoire…

 

Il était une fois un dragon…

C’était un dragon à la carapace dure et résistante, formé pour être féroce et intransigeant et qu’on avait assigné à un rôle de plus en plus douloureusement éloigné de ses rêves et de ses valeurs, au point qu’il dut un jour faire un choix et sortir de sa « zone de confort ».

Tiens ! ça me rappelle quelqu’un…

Ce dragon, ce fut moi, mais ce pourrait être beaucoup d’entre nous.

 

Pire, ce sera peut-être nos enfants…

En écrivant ce récit fantastique et initiatique, je voulais notamment que mes enfants, lorsqu’ils la liraient un jour, sachent qu’ils ne doivent pas se sentir emprisonnés dans une profession, juste parce qu’ils auront fait des études (parfois longues) pour ça.

Je ne veux pas qu’ils fassent la même erreur que moi, qui suis restée trop longtemps dans une profession que j’avais fini par détester.

– parce que le métier de clerc de notaire n’était plus celui que j’avais commencé à exercer 15 ans auparavant, ne répondait plus à mon besoin de sens. Pas de reconnaissance, de contrepartie financière suffisante, une grosse pression, un stress quotidien au point de ne plus en trouver le sommeil parfois,

– mais aussi et surtout parce que la naissance de mes enfants avait réduit ma disponibilité, bouleversé mes priorités et annihilé ma capacité à accepter les demandes absurdes.

 

C’était la fameuse crise de la quarantaine :

Une maman blogueuse qui écrit actuellement un livre sur le sujet m’a demandé récemment ce que représentait l’âge de 40 ans pour moi :

Ma réponse : c’est l’âge où l’on a de patience pour ses gosses mais plus du tout pour son boss !

Je me suis ainsi résignée à rester jusqu’à l’âge de 39 ans dans cet état d’emprisonnement, simplement parce que je pensais que je ne saurais rien faire d’autre.

Jusqu’au burn-out.

Une overdose de tout : colère, stress, épuisement, un cocktail nécessaire pour exploser avant de pouvoir passer à la suite.

J’étais une mouche…

Depuis que j’ai repris les rênes de ma vie, établi les nouvelles règles du jeu au lieu de les subir, je n’ai jamais été aussi épanouie.

Finalement, ma peur de la nouveauté s’est envolée au fur et à mesure que je me suis formée à de nouvelles activités, dont l’écriture et l’illustration.

Une vraie libération !

La seule chose que je regrette, c’est de ne pas avoir pris conscience plus tôt que finalement, je n’étais pas en prison ! J’avais cette capacité en moi à faire autre chose et une source incroyable d’outils pour y parvenir, grâce à internet, sans avoir à reprendre mes études à zéro.

Vous n’avez jamais eu ce sentiment de consternation, de pitié, ou d’agacement, lorsque vous contemplez une mouche qui veut sortir de votre maison ? Elle se cogne à la vitre, encore et encore, comme si la vitre allait disparaître par magie…

Sa vision est tellement réduite par la panique qu’elle ne voit pas que la fenêtre est ouverte.

J’étais cette mouche…

Apprenons à nos enfants à ne pas être des mouches, mais plutôt des chats qui retombent sur leurs pattes.

Comme ce dragon, Halvornus, qui rêvait de devenir pompier et non geôlier.

 

80% des métiers que nos enfants exerceront n’existent pas encore.

Plutôt que de les inciter à se spécialiser précocement dans une filière, ne devons-nous pas leur apprendre avant tout que rien n’est figé et qu’ils pourront toujours changer ?

Les études sont un atout inestimable et indéniable, car elles leur donneront à nos enfants la capacité à apprendre, rebondir, et s’adapter :

– par rapport aux besoins du marché,

– mais aussi en fonction de leur propre potentiel et de leurs affinités.

Quelle que soit la spécialité que l’on choisit au départ, les études ne sont qu’un début, pas une condamnation à exercer la même profession toute notre vie. Surtout quand on sait que l’orientation se choisit si tôt !

On ne demanderait pas à un adolescent de choisir la personne qu’il voudra pour épouser pour le reste de sa vie, ni même s’il voudra se marier ! De la même façon, comment peut-on lui demander de choisir si jeune, l’activité professionnelle ou même la branche d’activité qui occupera presque tout son temps, alors qu’il se connaît encore lui-même si mal, et que de toute façon, cette activité n’existe peut-être pas encore ?

On ne le peut pas. Même s’il faut bien commencer par quelque chose, ne serait-ce que pour savoir ce que l’on ne veut pas.

 

La bonne nouvelle, c’est que rien n’est figé.

C’est d’ailleurs l’un des thèmes abordés dans ce récit initiatique.

Tout est possible, du moins, une fois que l’on s’est libéré de ses croyances limitantes et notamment du fameux complexe de l’imposteur…

Donc rien que pour ça, MERCI !

A chaque fois que quelqu’un croit en mon livre, mon « complexe de l’imposteur » retourne se faire tout petit dans sa coquille 😊

Et… merci aussi de m’avoir lue jusque-là !

Une dernière chose : comme je suis sûre que tu connais des personnes que ce livre peut intéresser, pour leur enfant (environ 9-12 ans), neveu, nièce, élève… ou simplement comme idée cadeau, je te remercie d’avance très fort de partager cet article, par mail, ou de partager le lien ci-dessous sur Facebook.

 

 

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Cette aventure commence par une histoire.

Il ne tient qu’à quelques clics de ta part de l’emmener encore plus loin !

Bien amicalement,

Marlène.